• Bienvenue sur le site UDSM

Mission imposible

BONJOUR  À TOUTES  ET  À  TOUS
 
 
 Mission
 
Rappelez-vous !…
                                     C’était le 17 janvier 2013…
                                                                                           Il y a six ans déjà !...
 
En réponse à Jean-Pierre FAYE, notre Directeur Général, qui me demandait alors :
« Président MARTIN, quel Président comptez-vous être ?... »,
J’avais répondu :
« Je serai un président normal, Monsieur le Directeur Général…
- Moi, Président de l’UDSM, je mesure l’honneur qui m’a été fait et la tâche qui m’attend,
- Moi, Président de l’UDSM, je m’efforcerai de suivre la voie tracée depuis 1959, par mes six prédécesseurs. Je serai un président qui, d’abord, respecte tous les professionnels de notre belle Association, tous ses usagers, tous ses partenaires, et qui les considère ! »
 
Les temps changent, mais soyez assurés toutes et tous que ces valeurs-là restent définitivement les miennes !...J’ai d’ailleurs été renouvelé dans mes fonctions le 10 octobre dernier et si je devais faire le même discours aujourd’hui, je me sentirais simplement obligé d’ajouter à ce qui vient d’être dit :
 
« Moi Président de l’UDSM, je m’engage à ne jamais vous dire des trucs du genre :
- "Je serai d’une détermination absolue et je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes !… Vous n’allez pas me faire peur avec votre t-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler !… Je traverse la rue, je vous en trouve (du travail) !... "
- Ou encore : "… on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien !… Si l'on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée c'est toute la cordée qui dégringole !... On met un pognon de dingue dans les minimas sociaux !..."
- Vous ne m’entendrai donc jamais dire non plus que "Le Kwassa-Kwassa pêche peu, il amène du Comorien", que "Les bretons, c'est la mafia française", ou encore, que les salariés de l’UDSM sont des "Gaulois réfractaires au changement !…"
 

Outre le fait que mépriser ses semblables fait le lit de la stigmatisation et nous sommes bien placés pour savoir quels sont les effets délétères de celle-ci sur les personnes dont nous assurons la prise en charge au quotidien, le mépris est un sentiment méprisable qui en dit bien plus long sur la misère affective de celui ou celle qui l’éprouve et l’exprime, que sur celui ou celle à qui il est sensé s’adresser.

Cela étant posé et bien que la nostalgie ne soit plus vraiment ce qu’elle était, j’ai envie de vous proposer pour commencer, un bref retour en arrière et même un flash-back assez conséquent puisque je vais vous parler d’un temps que les moins de trois fois 20 ans ne peuvent pas connaitre !... :
 
Quelques éléments de contexte pour commencer :
 
> Cette année-là, beaucoup de films sont sortis, mais je n’en citerai que quelques-uns dont même les plus jeunes d’entre vous ont nécessairement entendu parler et que vous avez certainement vus pour la plupart d’entre vous :
"La Mort aux trousses" d’Alfred HITCHCOCK,
"Certains l'aiment chaud" de Billy WILDER,
"Les quatre cents coups", le premier film de François TRUFFAUT,
"Rio Bravo" d’Howard HAWKS,
"Les chemins de la haute ville" de Jack CLAYTON, pour l’Oscar de la meilleure actrice décerné à Simone SIGNORET,
"Le déjeuner sur l’herbe" de Jean RENOIR,
"Hiroshima mon amour" d’Alain RESNAIS, écarté de la sélection officielle du Festival de Cannes pour « ménager les sensibilités du gouvernement américain ». Ce film était en effet considéré comme un réquisitoire contre les exactions perpétrées au japon par les américains, avec "Little Boy" et "Fat Man", les deux bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, et qui firent des milliers de morts. Le film sera cependant diffusé, mais hors compétition, grâce, entre autre, à l’insistance d’André MALRAUX et il aura même le Grand Prix, récompense non officielle il est vrai, mais récompense tout de même.
 
> Cette année-là on put voir aussi :
"Ben Hur" de William WYLER : Oscar du meilleur film,
"Gigi" : avec 9 Oscars, dont celui du meilleur réalisateur pour Vincente MINNELLI, et
"Orfeu Negro" de Marcel CAMUS : Palme d’or au festival de Cannes…
Et j’en passe…
 
Dans un registre totalement différent maintenant, mais toujours à propos des éléments de contexte :
 
> Cette année-là toujours, le Marché commun entre en vigueur le 1er janvier. Et, le 8 janvier, Charles de GAULLE devient officiellement le premier président de la Cinquième République française.
 
> Cette année-là, le 3 février, André MALRAUX rattache le Centre national de la cinématographie au tout nouveau ministère de la Culture.
 
> Cette année-là aussi, le Congrès de psychiatrie et de neurologie de langue française a lieu à Tours, du 8 au 13 juin.
Le Docteur Henri DUCHÊNE y propose un rapport qui précède d’un an et fera plus qu’inspirer la Circulaire "relative au programme d'organisation et d'équipement des départements en matière de lutte contre les maladies mentales".
Ce rapport sur la "psychiatrie de secteur" lui avait été confié alors qu’il était directeur de l’office d’hygiène mentale de la Seine et il y reprenait le travail effectué au sein de la commission des maladies mentales pour demander aux pouvoirs publics de marquer l’année mondiale de la santé mentale par un acte fort, en donnant un support juridique à ses propositions, dans une réglementation nationale. Il fut entendu !
 
Ce fut la circulaire du 15 mars 1960 fondant la sectorisation psychiatrique !
 
> Cette année-là, le 17 juin, a lieu le premier vol du "Mirage IV", un prototype de bombardier fabriqué par le Groupe Dassault Aviation. Un jeune ingénieur du nom de Pierre SOUWEINE travaille alors au sein de ce Groupe.
 
> Cette année-là le pont suspendu de Tancarville est mis en service sur la Seine le 2 juillet. Jusque-là, aucun pont n’enjambait le fleuve en aval de Rouen.
Dans le film "Le Dîner de cons", François PIGNON dit avoir construit une maquette de ce pont avec 346 422 allumettes.
 
> Cette année-là, le général de Gaulle affirme le 16 septembre, le droit à l’autodétermination de l’Algérie.
3 jours plus tard, Georges BIDAULT, ancien résistant, fonde à Paris le Rassemblement pour l'Algérie Française. Un moment d’égarement me direz-vous ?... Sauf qu’une dizaine d’années plus tard Giorgio le fils maudit participera à la création du Front National. No comment !...
 
> Cette année-là, dans le premier numéro du journal Pilote paru le 29 octobre, un personnage apparemment cher à notre Président (Je parle de celui qui a un costard !), "Astérix le gaulois" voit le jour.
René Goscinny, le scénariste et dialoguiste génial des 20 premiers albums de la série, est mort le 5 novembre 1977, soit 1 mois ½ avant la naissance du petit Manu.
 
Ah !... J’allais oublier !... Manu, il a le droit, lui, de parler de "costard", de "pognon", de "foutre le bordel" et même de dire qu’"il y a des gens en situation de difficulté… qui déconnent", ou encore que tout ça "c’est d’la pipe", mais si je continue à l’appeler Manu, je vais me finir par me faire recadrer, façon : « Non, non, non, non !... Tu peux faire l'imbécile, mais tu m'appelles Monsieur le président de la République, ou Monsieur !... » "Fonction méprisentielle" oblige !...
 
Mais bon !... Je m’éloigne de mon sujet (quoi que !)
 
> Cette année-là enfin :
 
Le 10 novembre 1959 très exactement,
 
le docteur Henri DUCHÊNE et monsieur Guy RIVIÈRE (Directeur de l'Hygiène Sociale de la Seine), créent :
 
l’Union pour la Défense de la Santé Mentale,
 
au 6 de la rue Dohis, à Vincennes, dans les locaux où ils avaient ouvert quelques temps auparavant et à titre expérimental d’abord, des consultations pour adultes.

 

L’UDSM était née !

 

Hallelujah 1

 

> Cette année-là on chantait : "Scoubidou", "Le chat de la voisine", "Nouvelle vague", "Petite fleur", "Le temps du Muguet", ou encore : "Ne me quitte pas" et aussi : "What 'd I Say" de Ray Charles…

 

C’était il y a 60 ans !...

                                   Vous vous rendez compte ?!...

                                                                                      60 ans déjà !...

Comme le temps passe !...

 
Suivrons alors jusqu’en 1967, la création de nombreux autres CMP adultes et enfants. Des structures sanitaires, donc, pour commencer.
Puis, à partir de cette date, seront ouverts une dizaine d’établissements principalement médico-sociaux :
- Un EMP innominé,
- L’EMPro Emile DUCOMMUN,
- Un Centre Spécialisé de Soins aux Toxicomanes comportant un Centre Thérapeutique Résidentiel, puis une Consultation Parents et enfin un Centre Méthadone, ensemble de structures devenues le CSAPA Meltem,
- L’ESAT Pierre SOUWEINE,
- Un SESSAD,
- Le CMPP de l’Haÿ-les-Roses,
- Le SAMSAH du Parc, et
- Le CSAPA La Corde Raide.
- Mais aussi, le Foyer de Post-Cure E-H CATELAND : Etablissement sanitaire ouvert à Saint-Maur en 1969 et géré exclusivement par l’UDSM.
- Et enfin, la Résidence Accueil Henri BONNEMAIN : Etablissement social ouvert à Vincennes en septembre 1987.
 
J’ajouterai au chapitre des anniversaires, qu’après l’EMP de Fontenay, qui a fêté ses 50 ans il y a à peine plus d’un an, c’est donc au tour du Foyer CATELAND de fêter son jubilé cette année !... En 2019 donc !... Happy birthday Emile-Henri et longue vie à cette maison de santé, comme on disait à l’époque, devenue depuis lors Foyer de Post-cure !...
 
Quand je pense que ce gougnafier de Yann MOIX a récemment déclaré dans une interview publiée dans "Marie-Claire" que pour lui les cinquantenaires étaient « invisibles » !...
D‘accord, ce n’était pas tout à fait dans le même registre, mais j’avais quand même envie de rappeler au passage, à ce prince de l’apologie de la rupture que l’on ne dit pas : "désolé", mais bien : "jubilé" pour parler d’un "cinquantième anniversaire" et ce n’est pas du tout la même chose Yann !
 
Et puis de toute façon, comme disait Saint-Ex, « On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux. » J’ai bien dit " Saint-Ex", avec un "T" comme "Tendresse", car comme je vais vous le conter dans un instant, "SYNDEX" avec un "D" comme "Doctrinaire" est une entreprise qui compte aussi, mais qui compte, comme le fait le Monsieur cramoisi sur sa petite planète, en ne faisant jamais rien d’autre que des additions.
 
Il est d’ailleurs temps pour moi, après cette brève escapade dans le passé, de vous proposer maintenant un "Grand Bond en avant". Je ne parle évidemment pas de celui qui qualifia la politique économique mise en œuvre exactement à la même époque par Mao, "le grand timonier", entre 1958 et début 1960, mais simplement du bond qui me permettra de vous présenter maintenant un bilan rapide de l’année écoulée.
 
J’ai très envie pour commencer, de vous dire que je trouve que la soixantaine va décidément très bien à l’UDSM, n’en déplaise à Yann !
 
Nous le savions déjà, mais nous en avons eu la confirmation grâce au petit bilan de santé qui nous a été imposé cette année.
En effet, considérant qu’ils "manquaient de compétences pour débattre avec..." notre Directeur Général, les membres du Comité d'entreprise ont choisi un Cabinet d’expertise, le cabinet SYNDEX, avec un "D" comme "Déconcertant", pour les aider à "comprendre et s’approprier les documents" qui leur sont transmis lors des deux consultations annuelles obligatoires, à savoir, les documents relatifs à la situation économique et financière de l’association et ceux portant sur sa politique sociale, les conditions de travail et de l'emploi.
C’était, je m’empresse de le dire, tout à fait leur droit !... Mais je constateau passage que tout comme la nostalgie, la confiance n’est plus vraiment ce qu’elle était…
Je vais quand même vous lire les conclusions de cette expertise, des fois que vous n’en auriez pas eu connaissance :
 
« … Point à relever, le secteur sanitaire et le secteur des ESMS sont tous deux en excédent…
   … La situation financière de l'UDSM peut être qualifiée de solide, ce qui confère à l'association des marges de manœuvre lui permettant d'envisager l'avenir sereinement...
  … Indiquons que l'association n'a pas vécu de "débasage" suite au passage sous CPOM (comme c'est parfois le cas pour d'autres associations du secteur médicosocial)… »
 
Hallelujah 2
 
L’acronyme "CPOM" vous a peut-être écorché un peu les oreilles au passage? J’y reviens tout de suite, mais comme se plait à le dire un collègue : "Les acronymes sont aux humains, ce que les réverbères sont aux chiens… Ils leurs permettent de marquer leur territoire !..."
 
Les conclusions de cette expertise ne furent donc pas une surprise pour moi, mais comme le disait la tête de turc préférée d’Obélix : Quod erat demonstrandum !... Ou, si vous préférez : "CQFD" !

Il était sans doute nécessaire d’en passer par là, afin qu’avec un peu de chance, la défiance des membres du CE à l’encontre de notre Direction Générale s’apaise, s’amenuise, s’émousse, s’amoindrisse, s’adoucisse, s’estompe et finisse même peut-être par disparaître ?!... Qui sait ?!... Sauf à imaginer bien sûr…

Mais je n’ai pas envie de faire preuve d’imagination dans ce domaine ce soir !... Même si, soit dit en passant, cette expertise a quand même coûté la bagatelle de 30.000 € à l’UDSM…

Alors bon !...

Nous ferons contre mauvaise fortune bon cœur, puisqu’il a donc été écrit finalement que l’UDSM avait une gestion saine !
J’ajouterai qu’elle a en plus, depuis près de 30 ans maintenant, une politique patrimoniale ambitieuse, qui bizarrement, n’est pas soulignée dans les conclusions de l’expertise de SYNDEX !...
Nous avons pourtant toutes les raisons d’en être fiers, car cette politique initiée par Pierre SOUWEINE, et poursuivie depuis lors, a un impact direct et tout à fait positif sur l’état de nos finances et donc sur la santé de l’UDSM !
Certes nous louons encore les locaux du CMP de Fontenay, ceux du CSAPA La Corde Raide et naturellement ceux aussi de la "Résidence Accueil Henri BONNEMAIN" de Vincennes, mais nous sommes propriétaires de toutes les autres structures, puisque notre SESSAD va bientôt emménager dans des locaux tout neufs, sur l’emprise de l’EMP, rue Boutrais, à Fontenay et que notre CMPP de l’Haÿ-les-Roses prendra possession très prochainement de ses nouveaux locaux.

Enfin, soit dit en passant, nous avons encore inauguré 2 nouvelles structures en 2018 : Le tout nouveau CMP de Nogent, pour le Secteur 94i01 (et je salue Monsieur Jacques J-P MARTIN, Maire de Nogent, qui nous fait l’honneur de sa présence ce soir), et la Résidence Accueil Henri BONNEMAIN (et je salue Monsieur Olivier BONNEMAIN et son épouse qui sont aussi avec nous ce soir).

Cela dit, j’aimerais revenir un instant sur le dernier commentaire du rapport du Cabinet d’expertise SYNDEX concernant la négociation du CPOM. Vous vous souvenez ?!... : « … l'association n'a pas vécu de "débasage" suite au passage sous CPOM… » !!!

Je ne sais pas l’effet que vous fait ce genre de formule, mais je trouve, pour ma part, cette prose quelque peu hermétique et je ne serais d’ailleurs pas étonné qu’il y en ait certain(e)s parmi vous qui se demandent si à vouloir remonter le temps comme je l’ai fait il y a à peine cinq minutes, je n’aurai pas un peu forcé la dose pour finir par me retrouver à l’époque où mes parents écoutaient à la BBC les messages codés diffusés par Radio Londres dans l’émission "Les Français parlent aux Français". Un programme quotidien qui avait pour vocation, à la fois de soutenir le moral des Français en dénonçant, entre autre, les "fake news" de la propagande nazi, mais aussi, de transmettre à la résistance intérieure française des messages codés à visée stratégique.

Je m’explique !

Rappelez-vous !… : « Pôm-Pôm-Pôm-Pôôôm… Pôm-Pôm-Pôm-Pôôôm… Ici, Londres !... Les français parlent aux français !... Veuillez écouter tout d'abord quelques messages personnels… "Le bruit de la mer empêche les poissons de dormir", je répète, "Le bruit de la mer empêche les poissons de dormir"…

C’est en fait au moment de rédiger ce discours, que le lien entre Radio Londres et ses messages codés, d’une part, et le CPOM et les messages chiffrés de la gent technocratique, d’autre part, s’est imposé à moi, d’autant que, comme vous venez de l’entendre, l’indicatif sonore de Radio Londres était directement inspiré des premières mesures de la 5ème symphonie de Beethoven :
 
… 3 brèves et une longue, qui représentent en morse la lettre "V" pour victoire !...
 
Ce que je veux dire simplement, c’est qu’entre ces "PÔM-PÔM-PÔM-PÔÔÔM"… et le CPOM, il n’y avait qu’un pas à franchir !
Ce que j’ai fait sans hésiter !...
 
Ecoutez plutôt !...
 
C Pôm Pôm Pôm Pôôôm
 
Je tiens à préciser que tous ces messages sont strictement authentiques.
Le poétique "Melpomène se parfume à l'héliotrope" faisait référence à une opération clandestine visant à exfiltrer le futur commissaire aux Affaires étrangères de la France libre, afin de lui permettre de rallier Londres.
Quant au message "Le bruit de la mer empêche les poissons de dormir", il devait annoncer un parachutage qui fut en fait annulé, suite à l’arrestation du chef du réseau local des FTP.(1)
 
Pour ce qui concerne par contre le fameux "débasage" cité plus haut, j’ai dû demander à mon Directeur Général préféré de m’aider à comprendre et à m’approprier ce fragment de jargon très prisé par les habitants de Bercy.
Ce sont pourtant bien les termes utilisés aussi par SYNDEX pour éclairer les membres du CE sur ce que Jean-Pierre leur disait lorsqu’il leur expliquait simplement que ce CPOM, que nous avions négocié avec l’ARS, n’entrainait aucune diminution de nos budgets. Contrairement donc à ce qui semble arriver à d'autres associations du secteur médicosocial !... SYNDEX dixit !...

Si j’insiste un peu, c’est que ce CPOM est sans doute la chose la plus importante qui soit arrivée à notre Association en 2018, pour ce qui concerne en tout cas son mode de fonctionnement.

 Nous avions déjà signé un CPOM pour nos structures sanitaires en 2011, mais pour ce qui concerne le secteur médico-social, les CPOM, c’est tout nouveau, ça vient de sortir !

 Et si vous me demandez maintenant de vous dessiner un CPOM, je ne me hasarderai pas à vous dessiner ne serait-ce qu’une caisse en vous disant que le CPOM est dedans, mais je vous dirai par contre que, comme dans le secteur sanitaire, il s’agit d’un contrat conclu pour une période de 5 ans et que son objet est :

 - de fixer les objectifs d’une Association, en s’assurant de la cohérence de l’orientation de chacune de ses structures avec son projet d’établissement, ainsi qu’avec l’environnement,

 - de fixer les modalités de financement pluriannuel par l’assurance maladie, des établissements et services entrant dans le périmètre de ce contrat (C’est-à-dire en fait de tous nos établissements, à l’exception de nos deux CSAPA, pour des raisons que j’ignore complètement !2 )

 - et d’apporter enfin des précisions concernant les règles du contrôle par les autorités compétentes de la bonne utilisation des fonds alloués et des obligations de l’UDSM.

Il n’y aura par ailleurs plus de Budget prévisionnel, mais un Etat Prévisionnel des Ressources et des Dépenses ("EPRD"… Ça, c’est pour les acronymophiles).

Ce Contrat Pluriannuel d’Objectif et de Moyens 2O18-2022, ce fameux CPOM donc, a finalement été signé le 5 février dernier avec la Délégation Départementale de l’ARS. Le 5 février était une date butoir, afin que notre CPOM puisse prendre effet rétroactivement au 1er janvier 2018, sauf que je ne pouvais pas me libérer pour cette signature et que j’ai dû m’excuser par mail auprès de notre Délégué Départemental de l’ARS :

 « Je suis en Laponie (voyage réservé de longue date). J'étais au courant (et très content) pour le CPOM, mais j'ai eu la faiblesse de venir quand même ici pour une cryogénisation jubilatoire (il fait – 30°). A bientôt. Amitiés. Bernard ».
Et il m’a répondu à peine une heure plus tard :
« Effectivement ton directeur m’a précisé ton lieu de villégiature. Ramène-nous tous les cadeaux (mérités). Bien à toi. Eric Véchard ».
 
Ça c’est juste histoire d’illustrer le fait que nos relations avec la Délégation Départementale sont plutôt bonnes.
J’ai donc ramené deux "Kuksa" en guise de cadeaux. Les "Kuksa" sont des tasses en bois typiquement lapones, made in Laponie finlandaise (contrairement à la plupart des autres souvenirs "typiques" en vente là-bas. Ce sont des tasses creusées dans de la loupe de boulot et il y en avait donc une pour Eric (qui m’a aussitôt dit qu’il plaisantait lorsqu’il parlait de cadeau), et une pour Jean-Pierre, afin de le remercier d’avoir signé finalement ce CPOM à ma place, pour l’UDSM. Ça n’était d’ailleurs que justice, puisque c’est lui qui, avec son talent habituel, avait négocié ce contrat important.

 Je réalise d'ailleurs que j’aurais dû dire "Sami" plutôt que "lapon", afin de ne pas passer pour un Président méprisant ! "Lapon" est en effet un terme étranger et péjoratif à la fois, issu de la racine "lapp", qui signifie "porteur de haillons" en suédois.

 
Sami folk
 

Mais bon !...

En résumé...

L’UDSM va donc avoir 60 ans cette année, elle se porte comme un charme et n'a pas vécu de "débasage" suite au passage sous C-PômPômPômPôôôm le 1er janvier 2018 !

                                    Jusque-là tout va bien !...

Troisième fait important de l’année 2018, qui mérite qu’on s’y attarde un peu ce soir :
La Certification V-2014 des structures sanitaires du Secteur 94i01 et du Foyer Cateland : Dernier épisode de la Saison 2 de cette saga de Qualité !...
Je rappellerai pour mémoire, que la Certification est une procédure d’évaluation externe des établissements de santé publics et privés effectuée par des professionnels mandatés, appelés communément "Experts Visiteurs", et que cette procédure est obligatoire.
Alors, pour faire court, je ne ferai que citer la décision définitive de la HAS telle qu’elle figure dans son additif au Rapport de Certification de l’UDSM daté d’octobre 2018 :
« Au vu des éléments mentionnés dans le présent additif, issus de l’analyse du compte qualité, la Haute Autorité de santé prononce la certification de l’établissement avec recommandations d’amélioration. »
Celles-ci concernent :
« Les Droits des patients, le Dossier patient et le Management de la prise en charge médicamenteuse du patient… Le prochain compte qualité sera transmis à la Haute Autorité de santé au plus tard le 31 octobre 2020. »

Ce n’est pas tout à fait le même style que : « … l'association n'a pas vécu de "débasage" suite au passage sous CPOM… », mais on n’en est pas très loin ! Jargonophobes s’abstenir !

 La bonne nouvelle cependant, c’est que sur une échelle qui va de "A" comme "Hallelujah" (enfin presque !) à "D" comme "Damned", nous sommes finalement Certifiés "B" comme "Bravo" !

 
V 2014
 
 

Merci aux équipes du Secteur 94i01 et du Foyer Cateland qui ont consacré beaucoup de temps et d’énergie à cette Certification V2014.

Merci à Melissa ARNAUD qui a lancé cette démarche et l’a accompagnée avec efficacité jusqu’à la veille de la visite des experts de la HAS.

Et merci enfin à Gaëlle RIOU-PRADEL, Directrice des affaires économiques en charge des pôles sanitaires et de l’hébergement et à Anaïs COUDRIN, notre nouvelle Responsable du Service Qualité / Développement / Coopération territoriale, qui ont su conclure cette épreuve avec brio, en réalisant le Compte Qualité supplémentaire qu’exigeait la HAS, dans les 6 mois suivant leur notification de mai 2017 (nous étions alors certifiés "C", comme "Consternant", avec une obligation d'amélioration pour la thématique Dossier patient).

 Je rappelle que nous avions réussi à négocier une Certification intégrée avec les Hôpitaux de Saint-Maurice pour le Pôle 94i02/CCASA, grâce entre autre à Madame Marielle MARBACH ingénieur Qualité aux HNSM, qui est parmi nous ce soir, et bien sûr au Docteur Ignacio GARCIA-ORAD, responsable médical de ce Pôle, que je salue ! L’expérience prouve que c’est quand même nettement moins chronophage et bien plus confortable pour les équipes.

Cela dit « Quand c'est fini, n-i ni-ni, ça recommen-en-ence ! » comme le chantait Léo FERRÉ dans les années 60, dans son album intitulé "Paname". Eh bien la démarche Qualité c’est du pareil au même ! Avec toutefois la poésie en moins ! Et ça fait quand même une petite différence !...

Mais tout ça finalement c’est peut-être un peu du chinois pour certains d’entre vous, et le grand bond en avant que j’évoquais tout à l’heure ne justifiant en rien que je continue de citer ce soir des morceaux choisis du petit livre rouge de la HAS, je vais m’envoler sans perdre de temps vers d’autres horizons.

2018 a aussi été l’année de la poursuite du travail de réactualisation de nos statuts. Comme j’avais dû vous le dire déjà l’année dernière, ceux-ci avaient fini par prendre des tons sépia au fil du temps (ils dataient de novembre 1996) et il devenait nécessaire de leur redonner quelques couleurs. L’UDSM étant reconnue d’utilité publique depuis 1972 et ses statuts devant par conséquent être approuvés par le Ministère de l’intérieur, nous les avons retravaillés avec l’aide d’une avocate spécialiste de la question.

Le Conseil d’Administration les a ensuite étudiés et a fait des propositions de modification à l’Assemblée Générale extraordinaire convoquée à cet effet. Cette dernière les a finalement approuvés en même temps qu’elle m’a donné "tous pouvoirs afin de leur apporter toutes modifications nécessaires qui seraient demandées par le Ministère de l’Intérieur, en vue de leur approbation".

 Comme vous pouvez le constater, tout ça prend beaucoup plus de temps qu’un discours de Président, puisque plus d’un an après nous attendons toujours ! Même si on nous a fait savoir depuis que le Ministère suggérait que nous réfléchissions à la transformation de l’Association en Fondation Reconnue d’Utilité Publique. Cela ne changerait rien à la Dirigeance de l’UDSM (c’est-à-dire aux problématiques de direction générale opérationnelles), mais seulement à sa Gouvernance (c’est-à-dire cette fois aux problématiques liées aux conseils d'administration ou de surveillance, c’est-à-dire les instances "qui surveillent la Dirigeance".

En l’occurrence, une Fondation n’a pas de Conseil d'Administration, ni d’Assemblée Générale, mais un Directoire et un Conseil de Surveillance, avec un représentant de l'État comme simple observateur. Je vous dis ça ce soir juste pour info, bien que nous n’en soyons pas encore là, mais je vous donne quand même un exemple : l'Association "l'Elan Retrouvé" (créée par Paul SIVADON juste après-guerre), a changé de statut le 17 août 2016, pour devenir la Fondation "l'Elan Retrouvé" Reconnue d'Utilité Publique.

2018 a été encore l’année du travail de réactualisation du Projet Stratégique de l’Association. Pour mémoire, le dernier Projet Stratégique de l’UDSM étant notre Projet 2011-2015. Il était donc temps de le réactualiser et nous avons sollicité Monsieur Samuel BOTTARO (de la société EQR Conseil, qui a rejoint depuis le groupe MAZARS comme associé), afin qu’il nous aide à réaliser cette réactualisation et formalise le Projet stratégique associatif 2019-2023. Vous vous souvenez peut-être de lui, puisqu’il avait effectué l’Evaluation interne de nos établissements médico-sociaux.

Monsieur BOTTARO a rencontré les directrices et les directeurs des établissements gérés par l’UDSM, les directions des centres hospitaliers dont nous sommes partenaires (le CHIC et les HNSM) avec les Chefs de service et de Pôle des Secteurs correspondants, ainsi que la Direction départementale de l’ARS.
Nous avons eu l’occasion d’en parler plusieurs fois avec lui, Jean-Pierre et moi et il vient tout juste de nous proposer la première mouture de ce que pourrait être donc notre prochain Projet Stratégique Associatif. Cela date du 7 janvier dernier et je vous avoue ne pas avoir encore eu le temps d’en prendre connaissance.

A propos !... Au lieu de vous parler de Projet Stratégique Associatif, j’aurais sans doute mieux fait de vous dire : "notre prochain PSA"… Juste histoire de mettre un peu de douceur dans ce monde de brutes !... A moins que ce ne soit le contraire ?!... Je ne sais pas, je ne sais plus !...

Mais il est temps pour moi de conclure et je vais le faire en abordant le point potentiellement le plus important… Bien que nous n’en soyons encore qu’au tout début du commencement de l’ébauche de l’esquisse de ce Projet et que rien ne soit encore fait !...

Je me permets d’insister : Rien - n’est - encore - fait !!!...

Jean-Pierre FAYE et moi avons beaucoup échangé en 2018 sur les années à venir et tout particulièrement évidemment, sur l’avenir de l’UDSM. Une chose est certaine, c’est que notre environnement sanitaire et médico-social change à toute vitesse. Je ne parlerai pas du PRS,(4) de la RAPT,(4) du CDCA,(4) du CTS,(4) de la CSSM,(4) du PTSM(4) et des GHT,(4) ni surtout de l’AAH,(5) de l’ASI,(5) du RSA,(5) de la PTS,(5) de l’ASS,(5) de l’ATA,(5) de l’AV,(5) de l’ASPA(5) (ex minimum vieillesse) et encore moins du RSO,(5) dans lesquels on claque un pognon dingue !... « Salauds de pauvres ! » aurait sûrement ajouté Marcel AYMÉ, s’il avait été à la place de Sylvain FORT, la plume de qui vous savez.

Mais concernant ces changements et s’agissant pour commencer du médicosocial, je citerai :
- La loi du 2 janvier 2002, qui a rénové l’action sociale et précisé la fonction des schémas régionaux d'organisation sociale et médico-sociale (SROSMS).
- Puis la loi du 13 août 2004 relative aux responsabilités locales, qui a conféré au département un rôle de chef de file de la planification dans le champ social et médico-social.

- Et enfin, la loi du 11 février 2005 sur le handicap, qui a introduit un nouveau dispositif, une programmation au plan régional pour les établissements et services financés en tout ou partie par l’assurance maladie.

Concernant maintenant le sanitaire, pas moins de 9 lois se sont échelonnées entre 2002 et 2016 (en comptant celle de 2005 déjà citée) et j’en ai peut-être oublié ! Je vous en épargnerai donc leur revue de détail,(6) pour ne citer que celle du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux Patients, à la Santé et aux Territoires, dite "Loi HPST" et celle du 26 janvier 2016, de modernisation de notre système de santé.
 
Il faut dire, que nos ministères de tutelle semblent avoir définitivement fait leur, cette formule d’un cynisme assassin : « Si la santé n’a pas de prix, elle a un coût !... » ressassant à l’envi cette injonction paradoxale « Faites mieux et vous aurez moins !... », comme si nous n’étions qu’une bande de gauloises et de gaulois fainéants et réfractaires aux changements. Comme si beaucoup trop d’entre nous avaient perdus le sens de l’effort ! Je voudrai juste ajouter à ce propos que les premiers de cordée, c’est chez nous qu’ils se trouvent ! Enfin… chez vous, les professionnels de terrain ! Pas chez les éconocrates de Bercy, pourtant prêts à nous donner à tout moment des leçons.
« Ignorantus, ignoranta, Ignorantum !... » J’m’énerve pas Toinette, j’explique !...
 
 Bon !...

Jean-Pierre et moi nous sommes alors efforcés de prendre malgré tout de la hauteur, pour sortir de ce contexte général un peu déprimant (avec lequel nous sommes bien obligés de faire), en zoomant sur notre territoire, pour constater qu’avec les informations dont nous disposions lui comme moi, l’alignement des astres semblait favorable en ce début 2019.(7) Je m’empresse d’ajouter que lorsque je dis "Des astres", c’est évidemment en deux mots qu’il faut l’entendre et j’aurais d’ailleurs mieux fait de parler d’emblée d’alignement des planètes en précisant tout de suite que contrairement à l’idée qui prévalut durant des siècles, un tel phénomène n’a strictement rien à voir, ni de près ni de loin, avec la fin du monde.

 Je pourrais bien sûr, histoire de faire durer un peu le plaisir, vous parler par exemple de la première planète, celle habitée par un roi, ou de la seconde, habitée par un vaniteux, ou encore de la suivante par un buveur et de la quatrième par un businessman. Et pourquoi pas, pendant que j’y suis, de la cinquième planète, qui est très curieuse. C’est la plus petite de toutes et il y a juste assez de place pour loger un réverbère et un allumeur de réverbères. Ou encore de la sixième, qui est dix fois plus vaste et est habitée par un vieux Monsieur qui écrit de très longs discours. Sans oublier bien sûr l’astéroïde B 612, la planète du petit prince…

 Mais, une fois n’est pas coutume, je vais aller droit au but pour vous parler de deux autres planètes que le petit prince n’a pas encore eu l’occasion de rencontrer. Je veux parer de l’APSI et de l’UDSM !

 Vous vous en souvenez peut-être, mais ces deux planètes avaient failli se rencontrer en 2011… Jean- Pierre FAYE et Micheline FÈVRE, alors Présidente, avaient avait tous deux œuvré dans ce sens et bien œuvré, mais finalement ça ne se fit pas. Et j’avoue avoir fait partie, à l’époque, de ceux qui, après mures réflexions, n’ont pas souhaité que ça se fasse, de ceux qui trouvaient l’idée excellente, mais sa concrétisation, prématurée. J’étais alors, membre du Bureau de l’APSI et membre du Bureau de l’UDSM et je trouvais qu’il y avait plusieurs raisons à cela, l’une d’entre elles étant que la santé financière de l’APSI était encore pour le moins précaire. Et ce n’est pas faire injure à Joël MOREL-LEFEVRE, Président depuis peu à l’époque, que de dire ça. Non seulement il n’était strictement pour rien dans cette situation, mais il acceptait de relever le défi en prenant la présidence. Et c’est finalement grâce à lui grâce et au couple qu’il a formé pendant près de dix ans avec Bernard CAVAT, que l’APSI a recouvré la santé.

Les temps ont donc changé, et s’il y aurait toujours en cas de rapprochement une complémentarité fort intéressante des actions menées, en même temps qu’une couverture globale du territoire du Val de marne, il y a cette fois en plus un trombinoscope des personnels de direction des deux associations qui semble particulièrement favorable.
Cela étant, je tiens à souligner le fait que nous apporterons une vigilance toute particulière à faire en sorte que les liens privilégiés que nous avons avec le CHIC et les HNSM pour le sanitaire, soient maintenus et même renforcés. Nous avons d’ailleurs déjà négocié avec Madame Nathalie PEYNEGRE, Directrice du GHT Val-de-Marne Nord et Monsieur Stéphane PARDOUX, Directeur du GHT Val-de- Marne Est, d’être membres associés de leurs GHT respectifs.
Il s’agit donc au total d’une conjugaison de facteurs plutôt positifs, qui ne peut que nous encourager à persévérer et devrait pouvoir donner à notre belle Association, un élan nouveau !

J’avais eu l’occasion de parler de cette idée de rapprochement éventuel entre l’UDSM et l’APSI a Eric VECHARD, notre Directeur Départementale de l’ARS, afin d’avoir son avis, et il m’avait dit y être tout à fait favorable, soulignant notamment l’intérêt que ce rapprochement pourrait présenter en matière d’élargissement de l’offre de soins, si il venait à se concrétiser.

Nous avons donc rencontré Joël MOREL et Bernard CAVAT au printemps dernier, le 6 mars très exactement (d’accord ce n’était pas encore tout à fait le printemps, mais on ne va pas chipoter pour quelques jours) et nous leur avons parlé alors de l’éventualité d’un rapprochement entre nos deux associations en leur demandant s’ils étaient d’accord pour que nous y réfléchissions ensemble.

Ils ont accueilli cette proposition d’une manière tout à fait positive et nous ont alors confirmé que Monsieur CAVAT avait fait valoir ses droits à la retraite et cesserait ses fonctions le 31 décembre 2018, avant de nous informer qu’ils avaient contacté depuis déjà un certain temps un cabinet de recrutement afin de lui trouver un successeur. Les choses étaient d’ailleurs déjà bien avancées, puisqu’après avoir fait un gros travail de pré-sélection, ce cabinet le recrutement leur proposait une "short-list" de 5 candidats.

Monsieur MOREL et Monsieur CAVAT nous ont ensuite proposé de participer à la cellule de recrutement de leur futur Directeur, ce que Jean-Pierre et moi avons accepté. Tout en précisant cependant qu’il était pour nous hors de question de nous immiscer dans les affaires de l’APSI, mais seulement d’avoir l’opportunité de juger de la pertinence de la poursuite d’une réflexion commune autour d’un éventuel rapprochement de nos deux associations, en prenant en compte, pour commencer donc, les qualités du Directeur ou de la Directrice qui serait finalement choisi(e).
 
Le Bureau de l’UDSM du 20 mars m’ayant donné son accord pour que nous poursuivions les discussions avec l’APSI, nous avons participé à cette première cellule de recrutement le 29 mai. Les 5 candidats ont donc été reçus au Siège de l’APSI par le Président, plusieurs administrateurs, le Directeur général, Jean-Pierre et moi.

A l’issu de cette première réunion marathon (nous avons en effet reçu les 5 candidats le même jour, entre 9h et 18h, avec juste une brève pause déjeuner), 2 candidats ont été retenus et Jean-Pierre et moi avons alors simplement donné notre accord pour poursuivre la démarche en cours. Depuis un peu plus de six ans que nous travaillons ensemble lui et moi, et que nous négocions plein de choses différentes avec divers interlocuteurs, nous avons appris à nous comprendre à demi-mots et, pour tout vous dire, non seulement son favori et le mien faisaient partie du lot, mais c’était en plus le même.

 Une seconde réunion a alors été programmée, 2 semaines plus tard, le 12 juin, afin de départager les 2 candidats sélectionnés et c’est finalement Monsieur Frédéric CATHOU qui a été l’heureux élu. Et pour tout vous dire une seconde fois, c’était lui notre favori et le fait qu’il soit fontenaisien n’avait strictement rien à voir avec notre choix. Je trouve en effet que cet homme a un certain nombre de qualités et, là encore, Jean-Pierre et moi sommes totalement d’accord ! Elle est pas belle la vie ?!...
 
Pour commencer, Frédéric CATHOU courre le marathon !...
Je ne plaisante pas !... Ce n’est pas une métaphore cette fois !... Il courre réellement le marathon depuis plusieurs années déjà et assez régulièrement semble-t-il. Et si je sais parfaitement que l’on ne recrute pas à un Directeur d’Association sur ce genre de critère (quoi que !), je reste tout de même un peu impressionné par les qualités nécessaires à la pratique d’un tel sport et pas seulement par les qualités physiques, loin s’en faut !
 

Plus sérieusement !... Encore que ce soit très sérieux le marathon, vous savez ?! Regardez Phillipidès, l’inventeur du concept ! Ça n’a pas été simple pour lui d’annoncer la victoire contre les perses après 34,5 km de course effrénée (la distance est d’ailleurs passée depuis à 42,195 km ! Tout augmente !... Sauf les budgets du sanitaire et du médico-social !) Mais plus sérieusement tout de même ! Le discours de Monsieur CATHOU nous a semblé témoigner de valeurs profondément humanistes et cela s’est confirmé au fil de nos diverses rencontres. Pas d’un humanisme de circonstance destiné à impressionner favorablement le jury, mais d’un humanisme quasi constitutionnel. Cet homme est à coup sûr tombé dedans lorsqu’il était tout petit, comme Obélix dans la potion magique. Et ça, ça nous a bien plu à Jean-Pierre et à moi !

 
Enfin, "last but not least", Monsieur CATHOU a obtenu une Maitrise en Management des institutions sanitaires et sociales en 1997 et son CAFDES en 2008.8 Il est d’ailleurs sorti Major de sa promotion.

Reconnu par ses collègues comme spécialiste des sujets concernant l'analyse financière, Monsieur CATHOU intervient aujourd'hui comme enseignant auprès des étudiants du CAFDES sur le thème justement de l'analyse financière. Il est pat ailleurs coauteur d’un livre intitulé : « Stratégies et management : briser l'omerta ! Un enjeu éthique pour les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux ». Et il a enfin une excellente connaissance des prises en charge des usagers accueillis dans nos différents établissements.

Je résumerai donc en un mot tout ce que je viens de vous raconter, en disant simplement que Frédéric est un homme "QU’A TOUT" pour plaire !... En tout cas, jusqu’à preuve du contraire bien entendu !...

Et si je vous ai dit pour commencer que rien n’était encore fait, je peux ajouter maintenant que nous allons pouvoir enfin commencer à étudier sérieusement la question d’un éventuel rapprochement entre l’UDSM et l’APSI, en suivant un modèle similaire à celui que nous avions déjà mis en place après concertation en 2011, c’est-à-dire, entre autre, avec l’appui du Cabinet FIDAL ?
Mais j’ajouterai que le "… et plus si affinité" prend toujours un certain temps dans ce genre de rapprochement !... Alors, nous verrons bien !...
 
J’aurais aimé pouvoir vous dire : "Alea jacta est", mais d’abord je ne crois pas au sort, qu’il soit bon ou mauvais et puis une fusion ne se décide pas sur un coup de dé ! D'ailleurs, je ne parle de toute façon pas cette langue-là. Ils sont fous ces romains !...
Je vais me répéter, mais comme je vous l’ai déjà dit en introduction, rien de décisif n’a encore été acté à ce jour entre nos deux associations.

Voilà !

Je vous demande de bien vouloir m’excuser d’avoir été un peu long sans doute, mais j’avais plein de choses réellement importantes à vous dire.

Je vous souhaite à toutes et à tous une très belle année 2019 !...

 

Voeux 2019
 
 
______________________________________________________________________________________
 

1 Les Francs-tireurs et partisans (FTP), est le nom du mouvement de résistance intérieure française créé à la fin de 1941 par la direction du Parti communiste français.

2 Sont donc concernés par le CPOM des SMS : l’EMP de Fontenay, l’EMPRO Emile DUCOMMUN, le CMPP de l’Haÿ- les-Roses, le SESSAD de Nogent, le SAMSAH du Parc et l’ESAT Pierre SOUWEINE

3 Juste pour info, la roue de Deming que l’on aperçoit dans la deuxième partie de la vidéo, symbolise les 4 étapes à suivre pour améliorer la qualité dans une organisation. C’est le cycle PDCA cher aux experts de la HAS : Planifier, Développer, Contrôler, Ajuster, Planifier, Développer, Contrôler, Ajuster, Planifier, Développer, Contrôler, Ajuster….

4 Programme Régional de Santé - Réponse Accompagnée Pour Tous - Conseil Départemental de la Citoyenneté et de l'Autonomie - Conseil Territorial de Santé - Commission Spécialisée en Santé Mentale - Projet Territorial en Santé Mentale et Groupement Hospitalier de Territoire.

5 Les 9 minima sociaux : Allocation Adulte Handicapé, Allocation Supplémentaire Invalidité, Revenu de Solidarité Active, Allocation de Solidarité Spécifique, Prime Transitoire de Solidarité, Allocation Temporaire d'Attente, Allocation Veuvage, Allocation de Solidarité aux Personnes Agées et Revenu de Solidarité Outre-mer.

6 - La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. La loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique.
   -   La loi du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie.
   -   La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
   -  La loi du 22avril2005relative aux droits des malades et à la fin de vie. Elle stipule que les traitements ne doivent pas être poursuivis avec une "obstination déraisonnable et fait obligation de dispenser des soins palliatifs.
   -  La loi du 17 décembre 2008 de financement de la sécurité sociale pour 2009.
   -  La loi du 21juillet2009portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (HPST).
   -  La loi du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français.
   - Loi du 5 juillet 2011 relative aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge.
   - Loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.

 7 J’ai lu dans un article écrit par un éminent astrologue (je n’ai pas dit "astrophysicien", que l’utilisation de cette image constituerait un abus de langage choquant, ignare à plus d’un titre. Ce spécialiste du zodiaque semble totalement étanche aux métaphores et ferait bien de regagner rapidement le rivage avant de sombrer corps et bien dans le ridicule.

 8 Le CAFDES est le Certificat d'aptitude aux fonctions de directeur d'établissement ou de service d'intervention sociale.

Actualités

L'UDSM publie son rapport annuel 2017

Chaque année, après validation par l’Assemblée Générale, l'UDSM publie son rapport annuel. Il est composé :

- du rapport moral,

- du rapport d'activité, qui reprend l’activité de l’année écoulée et les orientations de l’association et

- du rapport financier (compte de résultat). 

Lire la suite...

Offres d'emploi :

 

 

  • Qualification : Orthophonistes H/F
  • Qualification:  Infirmiers H/F
  • Qualification : Assistantes Sociales H/F
  • Qualification : Agent technique H/F
  • Qualification : Psychiatre H/F
  • ....
Lire la suite...