Soigner ne suffit pas. Tant que les troubles psychiques resteront insuffisamment reconnus dans le débat public, les personnes concernées continueront de rencontrer des obstacles dans leur vie quotidienne, qu’il s’agisse du logement, de l’emploi ou simplement de la reconnaissance de leur parole. C’est pourquoi l’UDSM agit aussi dans l’espace public, en complément de son engagement de terrain.
Quatre convictions
Rendre visible l’invisible
Les troubles psychiques restent encore trop souvent minimisés ou passés sous silence, alimentant ainsi les préjugés et la stigmatisation. Nous défendons une ambition claire : que la santé mentale soit considérée au même titre que la santé physique, pleinement reconnue, intégrée dans les apprentissages et soutenue par des financements à la hauteur des besoins.
Apaiser les souffrances
La souffrance psychique reste encore trop souvent repérée tardivement ou insuffisamment prise en charge. Nous défendons un repérage précoce dès la petite enfance, puis à l’école et en médecine de ville, ainsi qu’un accès aux soins dans des délais compatibles avec les besoins des personnes.
Lever les entraves
Accéder à un logement, à un emploi et à une vie sociale pleinement inscrite dans la cité reste encore difficile pour de nombreuses personnes. Nous défendons l’accès au logement et à l’emploi en milieu ordinaire comme des leviers essentiels de rétablissement, d’autonomie et d’inclusion.
Rendre les possibles accessibles
Les avancées médicales, les outils numériques et les innovations sociales ouvrent de nouvelles perspectives. Nous défendons un accès équitable à ces progrès, afin qu’ils bénéficient à tous, quels que soient le territoire ou les ressources disponibles.
Ce que nous portons dans le débat public
- Faire de la prévention en santé mentale une politique continue, et non une campagne ponctuelle.
- Reconnaître et financer le temps d’accompagnement social, qui conditionne la réussite du soin.
- Soutenir les proches aidants, dont l’épuisement est rarement mesuré.
- Garantir l’accès aux soins psychiques partout, y compris dans les territoires où l’offre est la plus faible.
- Associer les personnes concernées aux décisions qui les touchent, dans les établissements comme dans les politiques publiques.
Comment nous agissons
Notre plaidoyer s’appuie sur ce que nous observons chaque jour dans nos vingt établissements. Il prend la forme de prises de parole publiques, de contributions aux consultations et travaux institutionnels, de partenariats avec des chercheurs et des acteurs associatifs, et d’actions de sensibilisation auprès du grand public et des employeurs.
L’UDSM est membre du Cercle Vulnérabilités et Société et prend part chaque année aux Semaines d’information sur la santé mentale, ainsi qu’à de nombreux forums, rencontres et événements consacrés à la santé mentale et à l’inclusion.
Porter cette voix avec nous
Soutenir l’UDSM, c’est contribuer à la fois aux soins, à l’accompagnement de milliers de personnes et à la défense d’une parole publique en faveur de la santé mentale.